Référencement / SEO / Réseaux sociaux : la "petite révolution" du web authorship

Bonjour à tous,

Vous avez peut-être remarque que depuis quelques mois les résultats de recherche de Google se sont agrémentés des photos de leurs auteurs ?
Il s'avère que Google s'est agrémenté d'une nouvelle fonctionnalité: le "rel=author" et le "rel=me".

Rel=author, késako ?

Etape 1: Un lien vers le profil Google+

Lorsque, en tant qu'auteur d'un article, vous mettez un lien vers votre profil Google+, vous pouvez ajouter un paramètre rel="author" à ce lien.
Cela permet à Google de "faire le lien" (c'est le cas de le dire) entre votre article, et votre profil G+. Par extension, c'est même la possibilité pour le moteur de recherche de faire le lien entre tous vos articles.

Exemple:

<a href="https://plus.google.com/109412257237874861202?rel=author">Google</a>

Etape 2: une confirmation sur votre profil Google+

Attention, pour qu'il n'y ait pas de possibilité d'usurper l'identité d'un auteur, ce dernier doit confirmer qu'il est bien contributeur d'un blog.
  • Cela se fait dans la rubrique "Bio". Dans le bloc "Liens", rubrique "Egalement auteur de :"
  • Cliquer sur "Modifier", puis ajouter
  • Puis cliquer sur "enregistrer". Le site doit désormais apparaître dans votre "Bio"

     
 

Et Rel=me ?

"rel=me" est un paramètre à ajouter à l'url de votre profil G+, exactement comme "rel=author". La différence, c'est que vous précisez ici que la page en cours est une description de vous, l'auteur.

C'est un outil pour les sites qui comportent déjà une Bio des différents auteurs: au lieu de mettre dans votre article un lien qui redirige directement vers G+, ce lien pourra continuer à pointer vers cette page de "Bio" interne. Et c'est cette page, qui comportera aussi un lien vers votre profil G+, du style "Je suis aussi sur Google+" par exemple.

Quelques adresses utiles

Une page assez claire et complète, bien qu'en anglais

La FAQ de Google

Quelles sont les conséquences de tout cela ?

Vous vous en doutez, cela renforce le côté "personnel" du web, en mettant en avant les auteurs. Mais c'est aussi un moyen pour les personnes morales (les entreprises, organismes, associations...) de fédérer leurs entrées sur Internet. Il est ainsi probable que l'usage de ce raccordement au réseau social de Google soit de plus en plus utilisé pour faire du référencement croisé.

On peut aussi bien sûr remarquer que Google réserve l'usage de ce mécanisme à son seul réseau social (pas de tweeter, d'instagram ou de facebook à l'horizon...). On va dire que c'est de bonne guerre; chacun avance avec ses propres armes...

 
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Et aussi ...

Responsive design, site mobile ou application… l’important, c’est le suivi des références !

Qu’il s’agisse d’e-commerce, de banque en ligne, de réseaux sociaux, ou encore de publication d’actualités, un débat fourmille chez les experts du web depuis quelques temps. Entre les partisans de l’application mobile, du site mobile dédié, et ceux du « responsive design » (la page web qui s’adapte aux dimensions du navigateur), chacun y va de son avis -forcément orienté-, se sentant obligé de pointer du doigt les faiblesses des autres approches.

Dans le fond, chacune a ses avantages, et est capable de répondre efficacement à des besoins différents.  Mais il est une tendance, trop souvent négligée, qui commence à prendre des proportions alarmantes : la perte des références.

Un problème très concret

  • Sur mon mobile, via mon moteur de recherche favori, je tape un nom de produit ou une autre recherche correspondant à mes centres d’intérêt,
  • J’obtiens une splendide liste de résultats. L’un d’eux suscite mon intérêt.
  • Arrivant sur le site, je suis redirigé sur sa version mobile.
  • Problème : on m’a redirigé sur une page d’accueil. J’ai perdu la référence du produit ou de l’article qui suscitait mon intérêt.
  • Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, je file voir ailleurs…

Je vous passe les nombreuses variantes : on vous propose d’installer une application, et si on répond négativement on se retrouve sur une page d’accueil ; on vous propose d’aller sur un site mobile dédié, et quel que soit son choix, on y est systématiquement redirigé… Bref, faites quelques recherches sur votre smartphone et vous constaterez par vous-même l’étendue des dégâts.

Se servir des outils de mesures d’audience pour diagnostiquer le problème ?

Le manque à gagner pour un site d’e-commerce, ou la perte d’audiences pour un site d’actualités semblent évidents, et pourtant…

Ils sont souvent ignorés ou mal interprétés, puisqu’ils correspondent au point d’entrée sur le site. Les outils actuels de mesure d’audience sont capables de fournir des analyses puissantes de parcours utilisateur… Mais il est beaucoup plus difficile d’interpréter des visites sans suite : comment faire le tri entre des internautes qui ont directement trouvé ce qui les intéresse, et ceux qui ont lâché l’affaire par dépit ?

On pourrait détecter le passage d’un site à l’autre, bien sûr. Il faudrait mettre en relation les visiteurs qui ont été redirigés, et qui n’ont pas donné suite à leur visite. Pas si simple… surtout quand les sites web et mobile sont gérés dans des silos distincts.

Il y a aussi un autre moyen, beaucoup plus direct : comparer le parcours utilisateur entre les  versions mobile, et « desktop ».

Si la version mobile voit très peu de visites commencées sur une page de détail (ou encore, si la proportion du nombre de pages de détail vues est beaucoup plus faible sur la déclinaison mobile), c’est le signe d’une probable perte de références dans le parcours de l’internaute.

 

Comment éviter ce problème ?

Une approche de type « responsive design » ou adaptative, si elle présente quelques inconvénients (taille des pages, en particulier), présente l’énorme avantage de résoudre ce problème de facto : seul l’affichage de la page change, pas son adresse.

Pour un site mobile dédié, la solution passerait par une redirection sélective : plutôt que de rediriger systématiquement vers une page d’accueil, chaque page de détail du site « desktop » devra diriger vers la page de détail correspondante sur le site mobile.

Une approche plus complexe serait, sur le site mobile, de rediriger vers une page de détail en fonction du « referrer », c'est-à-dire la page de provenance. Cela permet de ne pas toucher au site web existant.

www.portailsociete.com/chemin.vers/ref_produit => m.portailsociete.com/article/ref_produit

Dans les deux cas, il faudrait établir et maintenir une correspondance entre l’adresse URL d’une page de détail du site web, et son équivalent sur le site mobile. Dans l’idéal, il est donc préférable de travailler sur des références identiques, puisqu’il suffira alors d’une simple réécriture d’adresse pour passer du site web au site mobile (comme illustré ci-dessus). Exemples de références : l’EAN13 d’une fiche produit, ou tout simplement s’arranger pour faire correspondre les versions « normalisées » de chaque titre.

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